Les violences en milieu scolaire demeurent une réalité préoccupante dans de nombreux établissements au Gabon. Elles prennent des formes diverses : insultes, moqueries, intimidations, agressions physiques, voire harcèlement répété.

Récemment, une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, a choqué l’opinion publique : on y voit une jeune élève violemment prise à partie par une camarade. Ces actes ne sont pas sans conséquences : ils affectent profondément les victimes, mais aussi les agresseurs, sans oublier l’ensemble du climat scolaire.
Plusieurs causes expliquent la persistance de ce phénomène. En premier lieu, les dispositifs de prévention restent insuffisants ou mal adaptés aux réalités du terrain. Ensuite, la prise en charge des victimes comme des auteurs demeure problématique. Nombreuses sont les victimes qui n’osent pas dénoncer les faits, par peur de représailles ou par honte. De leur côté, les auteurs de violences ne font pas toujours l’objet de sanctions éducatives ou disciplinaires appropriées, ce qui peut favoriser un sentiment d’impunité.
Face à cette situation, une réponse globale et coordonnée s’impose. Il est essentiel de renforcer les actions de prévention dans les établissements, d’améliorer la prise en charge psychologique et éducative des victimes comme des auteurs, et de sensibiliser l’ensemble de la communauté scolaire : élèves, enseignants, parents et personnels éducatifs.
Une collaboration étroite entre l’école, les familles et les partenaires extérieurs (psychologues, services sociaux, forces de sécurité, associations) est également indispensable pour enrayer durablement les violences scolaires.