Justice
En sa qualité de Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, le Chef de l’État a personnellement supervisé la relance et l’achèvement de cet édifice judiciaire, dont les travaux, initiés en 2004, avaient été laissés à l’abandon. Grâce à son engagement et à la mobilisation du Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI), ce projet a enfin vu le jour, symbolisant un retour à une gouvernance efficace et résolue. L’infrastructure moderne, s’étendant sur près d’un hectare, comprend deux salles d’audience, une cinquantaine de bureaux et un réfectoire, offrant ainsi un cadre de travail optimal aux magistrats et aux justiciables. Cette réalisation reflète la vision du Président Oligui Nguema : celle d’un État fort, fondé sur des institutions crédibles et opérationnelles. Visite du Tribunal de Première Instance de Ntoum - 13/09/2024 En redonnant vie à ce projet, le Chef de l’État démontre une fois de plus son leadership pragmatique, orienté vers des résultats concrets. Cette inauguration illustre sa détermination à doter le pays d’infrastructures essentielles et à garantir un service public de qualité à tous les Gabonais. Une nouvelle étape franchie dans la restauration de la confiance entre les citoyens et l’État.
Justice
Trois agents des services de la sécurité pénitentiaire ont été arrêtés pour possession illégale de chanvre indien, mettant en lumière un aspect troublant de la criminalité interne dans le système carcéral. Lors de cette intervention, plusieurs kilogrammes de chanvre indien ont été saisis, soigneusement emballés et dissimulés dans des sacs prétendument remplis de produits cosmétiques. Les agents arrêtés, parmi lesquels figuraient deux caporaux et un Sergent-Chef, âgés de 30 à 45 ans, ont été placés en garde à vue pour être interrogés. Selon les premières informations, les agents interpellés auraient été surpris alors qu’ils tentaient d’introduire une quantité importante de chanvre indien dans la prison centrale, exploitant leur position pour faire passer ces substances illégales. Le Sergent-Chef Francky, l'un des agents arrêtés, a dévoilé lors de son audition : « J’ai reçu un coup de fil d'une personne se présentant au nom d’un certain Tchinoso. Il m’a dit qu’il avait un colis à faire rentrer, prétendant qu’il contenait des produits cosmétiques. Après vérification, nous avons découvert que le contenu était camouflé en bas. » Les investigations se poursuivent pour évaluer l’étendue du réseau de trafic et pour identifier d’autres complices potentiels, qu’il s’agisse d’agents ou de détenus. Les suspects encourent des peines sévères, notamment plusieurs années de réclusion, ainsi que des sanctions administratives pouvant aller jusqu'à la révocation. Cette affaire soulève de nouveau le débat sur les conditions de travail des agents pénitentiaires, souvent critiquées pour favoriser des comportements déviants. Elle met également en exergue la nécessité urgente de renforcer les mesures de contrôle et de sécurité au sein des établissements pénitentiaires pour éviter de telles dérives. L'arrestation de ces agents démontre la complexité et l'ampleur des défis auxquels le système pénitentiaire est confronté, appelant à une réforme approfondie pour garantir l'intégrité et la sécurité au sein des prisons du pays.
Justice
Cette reprise s’accompagne de l’instauration d’un service minimum dans les juridictions à travers le pays, un moyen de pression supplémentaire pour inciter les autorités de transition à répondre à leurs revendications. La grève avait été temporairement suspendue le 29 septembre 2023, à l’aube d’une transition politique qui avait suscité l’espoir d’un dialogue constructif. Cependant, l’expiration du délai de grâce accordé au gouvernement, le 13 décembre 2024, a marqué un tournant. L'inaction prolongée des nouvelles autorités a contraint les magistrats à reprendre leur mouvement, face à l’absence d’avancées concrètes. Lors de l’assemblée générale extraordinaire du Synamag, tenue simultanément à Libreville et dans les autres palais de justice du pays, Landry Abaga Essono, président du syndicat, a exprimé une profonde déception. « L’indépendance de la justice gabonaise et l’amélioration des conditions de vie et de travail des magistrats ne sont manifestement pas une priorité pour les autorités de la transition », a-t-il déclaré. Parmi les principales revendications figurent la mise en application effective du statut des magistrats et des mesures réglementaires concernant leurs rémunérations et avantages. Bien que ce statut ait été promulgué depuis plus d’un an, les décrets d’application se font toujours attendre. Abaga Essono a fustigé le « mépris » des autorités, rappelant que la patience des magistrats a ses limites. Le Synamag reste ouvert au dialogue, insistant sur son importance pour sortir de l'impasse. Toutefois, le syndicat n’a pas hésité à critiquer sévèrement l’inaction du ministre de la Justice, allant jusqu'à demander sa démission pour « inaptitude manifeste ». La reprise normale des activités judiciaires dépend désormais de la promulgation rapide des décrets d’application. En attendant, les juridictions fonctionneront en mode minimaliste, une stratégie pour maintenir la pression sur le gouvernement. Ce nouvel épisode dans la crise du système judiciaire gabonais met en lumière les défis structurels profonds et les tensions persistantes entre les magistrats et les autorités de transition, à la recherche d’un compromis qui se fait toujours attendre.