Sous un ciel chargé d’espoir, devant une foule émue rassemblée au stade d’Angondjé, Brice Clotaire Oligui Nguema a été solennellement investi Président de la République Gabonaise. Ce 3 mai 2025 restera gravé dans la mémoire collective comme le jour où le Gabon, tournant une page décisive de son histoire, a franchi le seuil de la Cinquième République.

Dans une atmosphère empreinte de gravité et de communion nationale, le général devenu président élu a prêté serment devant la Cour constitutionnelle, les membres du Parlement, et une assemblée de chefs d’État venus de tout le continent et d’ailleurs. Sa voix ferme et posée a porté ces mots chargés de promesses et d’engagement :
« Moi, Brice Clotaire Oligui Nguema, élu Président de la République, m’engage devant Dieu, nos Ancêtres et le peuple gabonais… »
Ce serment n’était pas un simple rituel républicain, mais un acte profondément symbolique, scellant un pacte entre le chef de l’État et la nation tout entière. Il portait en lui les espoirs d’un peuple longtemps en quête de renouveau, de justice et de dignité.
Devant les délégations officielles venues du Rwanda, du Sénégal, du Congo, de la Guinée, du Maroc, du Tchad, de la France et bien d’autres nations amies, Brice Clotaire Oligui Nguema a reçu les attributs du pouvoir républicain. À ces insignes se sont ajoutés, pour la première fois dans l’histoire gabonaise, les symboles du pouvoir traditionnel. Ce geste fort illustre la volonté de cette nouvelle République de puiser sa légitimité à la fois dans le droit moderne et dans les racines ancestrales du pays.
C’est le vice-amiral Flavien Malekou, Grand chancelier des Ordres nationaux, qui lui a remis le collier présidentiel en ces mots empreints de solennité :
« Monsieur le Président de la République, Chef de l’État, nous vous reconnaissons comme Grand Maître des ordres nationaux. »
Quelque 40 000 citoyens, venus des quatre coins du pays, ont répondu à l’appel de ce moment fondateur. Le stade d’Angondjé est devenu, le temps d’une journée, le sanctuaire de l’unité gabonaise. Parmi eux, Mireille Ebang, originaire de Nzeng-Ayong, confiait les larmes aux yeux :
« C’est la première fois dans l’histoire de notre pays que nous, le peuple, sommes associés aussi directement à une investiture. Le Gabon change. Nous voulons que ce changement entre dans nos vies. »
La présence de hautes institutions internationales telles que la Banque africaine de développement, la CEMAC, la Francophonie ou encore l’OIF témoigne de l’attention portée au processus politique gabonais et de la reconnaissance d’un nouveau chapitre ouvert.
En prêtant serment devant Dieu, les Ancêtres et le peuple, Brice Clotaire Oligui Nguema n’a pas seulement accepté une charge : il a endossé un destin. Celui de conduire le Gabon dans une République nouvelle, à la croisée du devoir républicain et de l’héritage culturel, sous le regard vigilant d’une nation qui veut croire de nouveau.
L’Histoire s’est écrite ce jour-là, au cœur du stade d’Angondjé. Et désormais, c’est dans les actes que ce serment devra trouver sa pleine expression.