L’élection présidentielle récente au Gabon marque un tournant historique dans la vie politique du pays. Pour la première fois depuis des décennies, les résultats issus des urnes semblent refléter avec fidélité la volonté populaire. Le score élevé du Président élu (90,35% ndlr), bien que surprenant pour certains, est le fruit d’une mobilisation massive des Gabonais qui ont répondu présents dans les bureaux de vote à travers tout le territoire.

Loin des accusations de fraude que certains tentent de faire circuler, les chiffres traduisent une réalité : une majorité claire s’est exprimée dans un calme remarquable, dans un esprit de responsabilité et avec un désir sincère de changement. Ce vote n’était pas simplement en faveur d’un homme, mais contre un système qui, pour beaucoup, ne répondait plus aux aspirations du peuple.
Le rejet exprimé dans les urnes n’était pas dirigé au hasard : les Gabonais ne voulaient plus confier leur avenir à des figures associées de près ou de loin à un passé politique largement désavoué. Ce scrutin a donc aussi été un message clair : celui d’un peuple qui choisit de tourner une page.
Dans ce contexte, il serait contre-productif de semer le doute ou d’alimenter les divisions. La démocratie repose aussi sur la capacité à accepter la voix de la majorité, même quand elle ne correspond pas à nos préférences. Respecter le verdict des urnes, c’est respecter les règles du jeu démocratique que beaucoup revendiquent.
Le nouveau Président, Son Excellence Brice Clotaire OLIGUI NGUEMA a désormais sept ans pour faire ses preuves. Il lui reviendra de montrer que le choix des Gabonais était le bon, par des actions concrètes et une gouvernance à la hauteur des attentes. Pour les autres forces politiques, l’avenir reste ouvert : l’opposition a toute sa place dans une démocratie vivante, à condition qu’elle défende ses idées dans un climat de paix et de respect.